Portique RFID camion : à Hoenheim, RSCAN veut en finir avec les erreurs de chargement
Lire chaque palette d'un camion sans l'arrêter, à 30 km/h : comment fonctionne un portique RFID, et qui est RSCAN, la société de Hoenheim qui en conçoit pour l'industrie.
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Un camion quitte le quai, les palettes sont sanglées, le chauffeur a signé le bon. Trois jours plus tard, le client appelle : il manque un lot, et un autre n’est pas celui qu’il avait commandé. Commence alors la partie la plus coûteuse de l’erreur, celle qui ne figure dans aucun tableau de bord : retrouver ce qui est réellement parti, discuter avec le transporteur, réexpédier, et rassurer un client qui commence à douter.
Dans une agglomération comme Strasbourg, dont le port autonome est le deuxième port fluvial de France, ces scènes peuvent se jouer sur n’importe quel quai, de la zone portuaire aux plateformes logistiques de la couronne. C’est précisément le moment que vise le portique RFID camion : vérifier le chargement pendant que le véhicule franchit la porte, et non après l’appel du client. À Hoenheim, juste au nord de Strasbourg, une société en a fait sa spécialité.
Comment un portique lit un camion sans l’arrêter
Le principe tient en trois éléments. Sur chaque palette, une étiquette RFID : une puce minuscule, sans pile, reliée à une antenne et porteuse d’un identifiant unique. À la sortie du site, un portique équipé d’antennes. Et derrière, un logiciel qui fait les comptes.
Quand le camion passe, les antennes émettent une onde radio. Les puces captent assez d’énergie pour répondre, et renvoient leur identifiant. En quelques secondes, le logiciel dresse la liste de tout ce qui vient de franchir la porte, la confronte à la commande dans l’ERP ou le logiciel d’entrepôt, et signale l’écart s’il y en a un. Personne n’a dû descendre du chariot pour scanner une étiquette.
C’est la grande différence avec le code-barres, qui doit être vu, un par un, par un lecteur placé en face. La RFID lit plusieurs étiquettes à la fois, sans les voir, y compris au cœur d’une palette filmée. En Europe, elle fonctionne dans la bande 865-868 MHz et repose sur le standard EPC Gen2 de GS1, l’organisme qui gère aussi les codes-barres de la grande distribution. Le code-barres garde toute sa place pour des volumes modestes ; la RFID prend l’avantage quand les flux sont rapides, denses, et qu’il faut garder la preuve de ce qui est passé.
Ce que promet le portique de RSCAN
Le portique RFID camion de RSCAN s’installe aux entrées et sorties de site, sur les quais de chargement ou entre deux entrepôts. L’entreprise publie trois chiffres : un taux de lecture moyen de 99,9 %, un passage jusqu’à 30 km/h et une capacité de 2 000 produits lus par minute. Elle avance aussi un retour sur investissement inférieur à 12 mois dans la majorité des cas, un calcul à refaire avec ses propres chiffres : coût d’un litige client, d’une réexpédition et du temps passé à les régler.

Le portique n’est qu’un des trois équipements de la gamme, chacun pensé pour un point de passage.
| Équipement | Où il se place | Ce que RSCAN annonce |
|---|---|---|
| Portique camion | Entrées et sorties de site, quais | 99,9 % de lecture moyenne, jusqu’à 30 km/h, 2 000 produits par minute |
| Portique chariot | Passages des chariots et transpalettes | Passage de 1 à 8 m de large, 3 000 produits par minute, 99,95 % de fiabilité moyenne |
| Tunnel RFID | Convoyeurs, colis et bacs en continu | Jusqu’à 2 000 produits par minute, 99,95 % de fiabilité moyenne |
Combinés, ils suivent une marchandise de la préparation de commande jusqu’à la sortie du site : le tunnel contrôle les colis sur le convoyeur, le portique chariot les palettes dans l’entrepôt, le portique camion le départ.
Le vrai défi : le métal, l’eau et le quai d’à côté
Sur le papier, la RFID lit tout. Sur un quai, c’est une autre histoire. Les ondes UHF sont absorbées par l’eau et réfléchies par le métal : une palette de bidons, des pièces en acier ou une structure métallique mal placée peuvent rendre une étiquette muette, ou au contraire faire lire celles du camion garé au quai voisin. Ajoutez les interférences électromagnétiques, le froid, la pluie, et l’on comprend pourquoi un projet RFID brillant en démonstration peut décevoir une fois installé.
C’est sur ce terrain que RSCAN a choisi de se distinguer. L’entreprise propose ses propres tags, dont des versions durcies et compatibles métal, et son logiciel trie les lectures en temps réel : gestion de l’anticollision quand des dizaines d’étiquettes répondent en même temps, élimination des interférences, cybersécurité intégrée. Ses portiques fonctionnent en intérieur comme en extérieur, mais aucun n’est posé sans une étude terrain préalable, qui fixe l’emplacement, le type d’étiquette et les réglages.
RSCAN, une société 100 % RFID à Hoenheim
Installée rue de l’Électricité à Hoenheim, dans l’Eurométropole de Strasbourg, RSCAN a fait un choix clair : ne faire que de la RFID UHF, pour l’industrie et la logistique. Son slogan le résume, « 100 % RFID, 100 % experts ». L’entreprise revendique plus de quinze ans d’expérience et s’est donné une mission simple à énoncer : rendre la traçabilité simple, fiable et accessible.
Du tag au logiciel, un seul interlocuteur
Sa particularité est de maîtriser toute la chaîne. Les étiquettes, du modèle autocollant au tag durci en passant par des formats ultra-compacts pour les petites pièces. Les équipements de lecture, portiques, tunnel, lecteurs fixes et terminaux mobiles pour les inventaires. Le logiciel qui traite le signal. Et enfin l’intégration aux outils du client, qu’il s’agisse d’un ERP, d’un logiciel d’entrepôt (WMS), de production (MES) ou de transport (TMS), par API et via un réseau filaire, le Wi-Fi ou la 4G et la 5G.
Pour un responsable de site, l’intérêt est concret. Quand une lecture ne se passe pas comme prévu, il n’y a pas trois fournisseurs qui se renvoient la balle, celui du tag, celui du lecteur et celui du logiciel : il y a un interlocuteur, qui connaît l’ensemble de l’installation.

Une méthode qui commence sur le site du client
Chez RSCAN, un projet démarre par un essai en conditions réelles, le POC (Proof of Concept). Les équipes analysent d’abord les flux, les produits et les contraintes du site, puis viennent passer une journée d’essais avec du matériel RFID amovible, sur la vraie marchandise et les vrais quais. Un rapport technique et financier conclut l’exercice. Comptez environ six jours de travail au total, à partir de 2 500 € HT, hors déplacements, équipements spécifiques et tags hors catalogue.
Le résultat sert autant à l’entreprise qu’à l’acheteur : celui-ci repart avec des mesures prises chez lui, de quoi défendre son projet devant sa direction avec des chiffres plutôt qu’avec une promesse. Viennent ensuite l’intégration, la mise en service, puis le suivi et les ajustements, sans arrêter les flux ni changer les habitudes des caristes.
Des grands noms de l’industrie parmi ses références
L’entreprise travaille pour l’industrie et la production, la logistique et le transport, l’agroalimentaire, la santé et la pharmacie, et la distribution. Parmi ses références figurent Eli Lilly, Hager, Heineken, ArcelorMittal, EDF, Würth, Mercedes-Benz et Stellantis. Au-delà du portique camion, son offre couvre le suivi de production, l’inventaire en temps réel, la gestion automatisée des stocks et la localisation de produits par zone : un site qui commence par ses quais peut ensuite étendre le dispositif à tout son flux.
Avant de se lancer : cinq questions à se poser
Un projet de portique se prépare. Ces questions permettent d’arriver au premier rendez-vous avec l’essentiel.
- Quel est le flux ? Nombre de camions et de palettes par jour, vitesse de passage, largeur de la voie.
- Que contiennent les chargements ? Carton sec, liquides, pièces métalliques : c’est ce qui détermine le type d’étiquette.
- Où doivent aller les données ? ERP, WMS ou TMS, et qui, côté informatique, ouvrira l’accès.
- Quelle erreur coûte le plus aujourd’hui ? Litige d’expédition, écart de stock, retard client : c’est elle qui justifie le projet et permet d’en chiffrer le retour.
- Comment mesurer le succès ? Des critères fixés avant l’essai sur site, pour juger sur pièce.
Contacter RSCAN
| Adresse | 16A rue de l’Électricité, 67800 Hoenheim |
| Téléphone | +33 (0)3 67 07 65 63 |
| contact@rscan.eu |
Les demandes de devis, d’étude de faisabilité ou d’essai sur site passent par le site de RSCAN. Pour situer l’entreprise dans le paysage économique local, notre guide pour travailler à Strasbourg dresse le portrait de l’agglomération côté emploi et entreprises.
Photo d’en-tête : un portique RFID camion RSCAN à l’entrée d’un site industriel. Photo : RSCAN.